brusquement, en regardant des enfants jouer sur ce parc, le visage de mon grand-père était apparu devant moi, comme une illusion si réelle, il était là, me souriant, me tendant la main, puis il avait disparu, en me laissant le c½ur serré et les yeux grand ouverts.
cette petite hallucination m'avais rappelé tant de souvenirs, tant de moment passés a coté de ce merveilleux homme, qui grâce a lui j'ai pu savoir tellement de choses, celui qui avais joué le rôle principal de mon enfance. je m'étais rappelé le jour où il m'avais inscrit a l'école, ce jour où il m'avais tellement encouragé pour pouvoir vaincre ma peur et entrer dans cette école qui m'avais eu l'air d'un endroit tellement obscure et hostile.
et voilà que devant moi, un petit enfant et entrain d'essayer d'impressionner son père, il est là, il a sa bicyclette a coté de lui, il est terrorisé, il a peur de tomber, mais il se décide et monte sur sa bicyclette, le voilà qui tombe, il pleure, puis il remonte, son père l'encourage, et le petit enfant est heureux puisque son "héros" est fier de lui.
et ce petit garçon me rappelle la petite fille que j'étais, car je l'avoue, j'étais tombée plusieurs fois de mon vélo, mais à chaque tombée, j'entendais une voix mélodieuse qui m'incitais a me relever et de continuer mon chemin.
ainsi j'avais grandis auprès de ce vieil homme, que je voyais chaque été, et qui à chaque visite me réservait de nouvelles histoires et de nouvelles aventures.
voilà un couple qui passe devant moi, ils sont vieux, tellement vieux, il lui chuchote quelque chose a l'oreille, elle ris, les rides se dessinent sur son visage, le vieillard avait un regard tellement expressif, on aurait dit que cette femme représentait la beauté féminine pour lui, l'amour avait aveuglait sa vue.
et cette scène émouvante me rappelle ma grand-mère au chevet de mon grand père, cette image reste gravée dans ma mémoire, je n'oublierais jamais, la fois où j'avais ouvert la porte de la maison pour aller embrasser mon grand-père comme je le faisais à chaque fois que je lui rendais visite en été, sauf qu'en ouvrant cette misérable porte, j'avais vu devant moi maman qui consolait grand-mère, en lui disant qu'il serait de plus en plus triste s'il la voyait pleurer pour lui, et ce "il" était mon grand-père si jeune et si plein de vie, mais qui était mourant malgré tout.
devant moi, il y avait un banc vide, mais tout à coup une femme arrive et s'y installe, elle portait une robe blanche, elle avait le visage triste, ses yeux brillaient, et soudainement elle se mis a pleurer, il n'y a personne qui peux la consoler, je voulais bien la réconforter sauf qu'elle reste une inconnue, je reste assise je lui tend un mouchoir elle me remercie, et elle arrête de pleurer comme si elle s'est rendu compte que ses pleurs sont en vain.
et cela me rappelle la tristesse et chagrin que j'avais ressenti en voyant le corps de mon grand-père, je me souviens de ces heures interminables de pleurs et sanglots, je n'avais que neuf ans, je ne comprenais nullement ce que c'était "la mort", j'avais cru qu'il m'avait abandonné pour une destination plus émotive et enrichissante. mais avec le temps j'avais compris qu'il était mort, qu'il ne reviendrait jamais, et que tout ce que je pouvais faire pour lui c'était de prier, et d'espérer qu'il soit bien là où il est.
la femme s'était levée, une autre avait pris sa place, celle-la était radieuse, elle était enceinte, on pouvait voir que son bébé arriverai dans pas longtemps, elle était toute souriante, qu'en la voyant j'étais devenu si heureuse, une joie de vie s'était emparé de moi, je m'étais levé avec un sentiment de bonheur, j'avais en moi l'idée que mon grand-père va bien, qu'il est content de ce que je suis devenu, qu'il est fier de sa petite fille.
et j'avais quitté le parc, ce parc qui grâce à lui j'ai vécu un mélange de sensation, en étant une fois triste pour devenir si heureuse.

